( AFP / PASCAL PAVANI )
Carrefour , deuxième distributeur alimentaire en France, va publier mardi ses résultats 2025 avant de dévoiler le lendemain son nouveau plan stratégique, le troisième pour son PDG Alexandre Bompard, reconduit jusqu'en 2029 pour continuer à redresser le groupe qu'il dirige depuis neuf ans.
Entrée du milliardaire Rodolphe Saadé au capital, victoire judiciaire sur la location-gérance face à la CFDT, cession de Carrefour Italie... L'année 2025 a été chargée pour Carrefour, engagé dans une revue "sans tabou" de son portefeuille pour améliorer sa rentabilité.
Le distributeur, qui a annoncé la semaine dernière vouloir vendre sa filiale roumaine, valorisée 823 millions d'euros, à Paval Holding, véhicule d'investissement d'une famille propriétaire du "leader national du bricolage" roumain, pourrait détailler mercredi de nouvelles cessions déjà évoquées par la presse, en Pologne ou en Argentine.
Cette politique de recentrage n'empêche pas le groupe de se développer à l'international en recourant à la franchise. Il a ainsi récemment annoncé le déploiement de ses enseignes en Ethiopie et au Ghana.
En France, il pourrait aussi être tenté de se "délester" d'une "dizaine d'hypermarché Cora" repris en 2024, selon le média spécialisé La Lettre.
Le groupe va surtout continuer à transférer des magasins en location-gérance, variante de la franchise où le distributeur reste propriétaire du fonds de commerce, après une victoire en première instance en justice contre la CFDT, pour qui cette stratégie s'apparente à un "plan social déguisé".
Au troisième trimestre, Carrefour a annoncé un chiffre d'affaires de 22,6 milliards d'euros, en recul de 1,5% car pénalisé par l'évolution des changes en Amérique latine, mais ses ventes ont résisté à données comparables, notamment en France en dépit des "incertitudes politiques".
Deuxième distributeur en France derrière E.Leclerc avec 21,4% de parts de marché en décembre selon Kantar WorldPanel, Carrefour mise aussi beaucoup sur l'e-commerce et l'intelligence artificielle (IA) pour rester dans la course.
Le distributeur coté au CAC 40 peine toutefois à faire remonter son cours de Bourse, actuellement autour de 15 euros le titre, contre 20 euros environ à l'arrivée d'Alexandre Bompard en 2017.
Autre épine dans le pied du distributeur, son conflit avec l'Association des franchisés Carrefour (AFC), qui a attaqué son modèle en justice avec le soutien de Bercy.
Carrefour revendique plus de 15.000 magasins dans plus de 40 pays, dont une majorité en franchise ou location-gérance.
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